Lorsqu'un corps est exposé trop longtemps à une chaleur ardente, il brûle. La plupart du temps, on répertorie la gravité de ces blessures en les classant par degrés. Ainsi, une brûlure au premier degré occasionne une rougeur sensible tandis que celle au second degré atteint plus gravement l'épiderme et forme des cloques. La brûlure au troisième degré, quant à elle, est plus difficile à soigner et peut même causer la mort.
La destruction des terminaisons nerveuses de la peau fait que ce dernier type de blessure n'est pas vraiment douloureux après coup, bien que terriblement dévastateur. On évalue également la gravité d'une brûlure par le pourcentage de dégâts qu'elle occasionne à l'épiderme.
On ne sait si les Anciens étaient dotés d'un quelconque système de lutte contre les incendies, même si leurs sociétés étaient souvent constituées de hiérarchies religieuses et politiques assez importantes. En fait, on peut supposer que, puisqu'ils possédaient peu de biens, les gens d'alors se contentaient de reconstruire ou de quitter les lieux lors d'incendies. Dans l'Antiquité, des veilleurs étaient postés près des ponts ou patrouillaient la ville, afin de prévenir tout feu qui pouvait se déclencher.
On munissait également les maisons de grosses cloches, que l'on faisait résonner en cas d'urgence. À l'époque, le service d'extinction était cependant très lent et peu efficace, comme on peut s'en douter...
Le grand incendie de Rome, qui s'est produit en l'an 64, a véritablement marqué l'histoire par son ampleur et son dénouement tragique. La célèbre ville était, à cette époque, très vulnérable au feu en raison du rapprochement des maisons et des matériaux combustibles dont les bâtiments étaient construits. On ignore ce qui provoqua le terrible incendie qui transforma Rome en un véritable brasier pendant neuf jours complets et détruisit tout sur son passage dans un large rayon. On accusa d'abord l'empereur Néron du méfait, connaissant déjà son caractère plutôt tyrannique.
Mais celui-ci s'empressa aussitôt de pointer du doigt les chrétiens, qui furent dès lors persécutés et mis à mort à outrance. Encore aujourd'hui, le mystère reste entier quant aux véritables incendiaires de Rome.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les feux de forêt ne sont pas toujours une source de nuisance pour la nature. En effet, ceux-ci permettent plutôt à la biodiversité de se régénérer. Quand une forêt croît sans relâche pendant des années, elle est délaissée peu à peu par un grand nombre d'espèces qui n'arrivent plus à vivre dans l'environnement clos et sombre que forment les feuillages. À la suite d'un incendie, le paysage est transformé et peut accueillir un tout nouvel éventail d'animaux et de végétaux.
De plus, certaines espèces, comme le pin gris, ont absolument besoin du feu pour propager les graines nécessaires à leur reproduction. Ainsi, les feux de forêt, provoqués naturellement bien sûr, sont essentiels au renouvellement de l'écosystème.
La Semaine de la prévention des incendies tire son origine d'un triste événement survenu à Chicago, aux États-Unis, en octobre 1871. Cette année-là, un feu se déclencha dans une banlieue de la ville et se répandit rapidement, emporté par le vent, pour ravager des milliers d'hectares. Le bilan de l'incendie : environ 250 morts, 90 000 sans-abri et près de 18 000 bâtiments complètement détruits.
C'est en souvenir de cette tragédie que le gouvernement des États-Unis décida, en 1911, de consacrer une semaine à la prévention des incendies. Le Canada, par solidarité, fit de même officiellement à travers le pays en 1923.
En période de guerre, le feu peut devenir un allié redoutable pour quiconque désire faire un maximum de dégâts sur le territoire ennemi. Les bombes, les mines et les armes à feu font aujourd'hui partie de l'attirail militaire de base de la majorité des pays du monde. Pendant la Seconde Guerre mondiale, on utilisa d'innombrables milliers de tonnes de dispositifs explosifs pour combattre ou simplement effrayer le camp adverse. Ceux-ci ne laissèrent que désolation sur les régions touchées, tuant sans vergogne et dévastant tout autour de leurs cibles.
La ville de Dresde, en Allemagne, en fut un parfait exemple quand, en 1945, après une suite de bombardements intensifs, la ville que l'on comptait parmi les plus belles du monde fut transformée en un véritable champ de ruines.