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L'incendie de Cobalt

L'utilisation du feu par l'homme ne date pas d'hier. En fait, on a retrouvé à divers endroits à travers le globe, les traces d'anciens peuples qui se servaient vraisemblablement du précieux élément. Nul ne sait, cependant, comment ces humains primitifs découvrirent le feu et décidèrent de s'en servir. Bon nombre d'hypothèses suggèrent que ces hommes se seraient intéressés à des phénomènes naturels qui produisaient naturellement du feu, comme la foudre et les volcans. Le feu qui en résultait était alors prudemment recueilli par ces peuples, qui le conservaient et l'entretenaient jalousement, comme un cadeau sacré envoyé des dieux. Pour éviter qu'il ne s'éteigne, on chargeait certaines personnes de le surveiller nuit et jour. On croit que l'homme aurait réussi à engendrer lui-même le feu bien plus tard. Il est probable qu'il le découvrit également de manière accidentelle, inspiré par des phénomènes naturels. La plus ancienne méthode connue était celle que l'on appelle aujourd'hui « foret-à-feu ». Elle consistait à frotter la pointe d'un bout de bois sur un autre, placé horizontalement sur le sol. Ce mouvement provoquait une chaleur suffisante pour enflammer des matières combustibles que l'on plaçait dans une petite cavité du morceau de bois posé sur le sol. Ce fut, semble-t-il, les premiers balbutiements de la création du feu dans l'avancement de la civilisation humaine. Plus tard, on se servit également de pierres qui, soumises à la friction, produisaient des étincelles. Comment les hommes vivaient-ils avant qu'ils ne découvrent le feu ? On ne le saura peut-être jamais. Cependant, d'anciens récits ancestraux provenant de peuples au quatre coins du monde permettent de croire qu'il y a bel et bien une période à travers l'histoire pendant laquelle il leur était étranger. On peut supposer aussi que les heures d'activités étaient alors plus courtes, débutant et se terminant au gré du soleil. Selon certains, l'homme primitif a toujours éprouvé le besoin de manger de la nourriture cuite. Avant qu'il ne découvre le feu, il est probable qu'il mangeait peu de viande, celle-ci engendrant de douloureuses coliques lorsque ingérée crue. Certains récits laissent aussi entendre que ces hommes cuisaient le peu de viande qu'ils mangeaient à la chaleur du soleil. Aujourd'hui, les liens qu'entretient l'homme avec le feu ont bien changé. Il suffit maintenant du simple frottement d'une allumette pour voir instantanément une flamme apparaître devant soi. Outre son caractère essentiel, le feu peut également se transformer en destructeur terrible. Que ce soit lors d'incendies ou d'explosions, il est quelquefois difficile à contrôler et peut anéantir tout ce qu'il touche en un éclair. Cette propriété le rend particulièrement intéressant lors de la création d'armes ou de bombes. Cependant, la désolation que laissent ces engins sur leur passage démontre bien que l'homme a su tirer le pire, comme le meilleur, du pouvoir de cet élément.

Fiches

Les brûlures


Lorsqu'un corps est exposé trop longtemps à une chaleur ardente, il brûle. La plupart du temps, on répertorie la gravité de ces blessures en les classant par degrés. Ainsi, une brûlure au premier degré occasionne une rougeur sensible tandis que celle au second degré atteint plus gravement l'épiderme et forme des cloques. La brûlure au troisième degré, quant à elle, est plus difficile à soigner et peut même causer la mort.




La destruction des terminaisons nerveuses de la peau fait que ce dernier type de blessure n'est pas vraiment douloureux après coup, bien que terriblement dévastateur. On évalue également la gravité d'une brûlure par le pourcentage de dégâts qu'elle occasionne à l'épiderme.


La lutte contre les incendies


On ne sait si les Anciens étaient dotés d'un quelconque système de lutte contre les incendies, même si leurs sociétés étaient souvent constituées de hiérarchies religieuses et politiques assez importantes. En fait, on peut supposer que, puisqu'ils possédaient peu de biens, les gens d'alors se contentaient de reconstruire ou de quitter les lieux lors d'incendies. Dans l'Antiquité, des veilleurs étaient postés près des ponts ou patrouillaient la ville, afin de prévenir tout feu qui pouvait se déclencher.




On munissait également les maisons de grosses cloches, que l'on faisait résonner en cas d'urgence. À l'époque, le service d'extinction était cependant très lent et peu efficace, comme on peut s'en douter...


L'incendie de Rome


Le grand incendie de Rome, qui s'est produit en l'an 64, a véritablement marqué l'histoire par son ampleur et son dénouement tragique. La célèbre ville était, à cette époque, très vulnérable au feu en raison du rapprochement des maisons et des matériaux combustibles dont les bâtiments étaient construits. On ignore ce qui provoqua le terrible incendie qui transforma Rome en un véritable brasier pendant neuf jours complets et détruisit tout sur son passage dans un large rayon. On accusa d'abord l'empereur Néron du méfait, connaissant déjà son caractère plutôt tyrannique.




Mais celui-ci s'empressa aussitôt de pointer du doigt les chrétiens, qui furent dès lors persécutés et mis à mort à outrance. Encore aujourd'hui, le mystère reste entier quant aux véritables incendiaires de Rome.


Les feux de forêt


Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les feux de forêt ne sont pas toujours une source de nuisance pour la nature. En effet, ceux-ci permettent plutôt à la biodiversité de se régénérer. Quand une forêt croît sans relâche pendant des années, elle est délaissée peu à peu par un grand nombre d'espèces qui n'arrivent plus à vivre dans l'environnement clos et sombre que forment les feuillages. À la suite d'un incendie, le paysage est transformé et peut accueillir un tout nouvel éventail d'animaux et de végétaux.




De plus, certaines espèces, comme le pin gris, ont absolument besoin du feu pour propager les graines nécessaires à leur reproduction. Ainsi, les feux de forêt, provoqués naturellement bien sûr, sont essentiels au renouvellement de l'écosystème.


La Semaine de la prévention des incendies


La Semaine de la prévention des incendies tire son origine d'un triste événement survenu à Chicago, aux États-Unis, en octobre 1871. Cette année-là, un feu se déclencha dans une banlieue de la ville et se répandit rapidement, emporté par le vent, pour ravager des milliers d'hectares. Le bilan de l'incendie : environ 250 morts, 90 000 sans-abri et près de 18 000 bâtiments complètement détruits.




C'est en souvenir de cette tragédie que le gouvernement des États-Unis décida, en 1911, de consacrer une semaine à la prévention des incendies. Le Canada, par solidarité, fit de même officiellement à travers le pays en 1923.


La guerre et le feu


En période de guerre, le feu peut devenir un allié redoutable pour quiconque désire faire un maximum de dégâts sur le territoire ennemi. Les bombes, les mines et les armes à feu font aujourd'hui partie de l'attirail militaire de base de la majorité des pays du monde. Pendant la Seconde Guerre mondiale, on utilisa d'innombrables milliers de tonnes de dispositifs explosifs pour combattre ou simplement effrayer le camp adverse. Ceux-ci ne laissèrent que désolation sur les régions touchées, tuant sans vergogne et dévastant tout autour de leurs cibles.




La ville de Dresde, en Allemagne, en fut un parfait exemple quand, en 1945, après une suite de bombardements intensifs, la ville que l'on comptait parmi les plus belles du monde fut transformée en un véritable champ de ruines.


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