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Le p'tit bonhomme sans tĂȘte

La mi-carême survient une vingtaine de jours suivant le début du carême. Après ces quelques semaines de privation, le jeûne est interrompu et on peut se gaver de friandises. Cette période de réjouissances dure quelques jours. Les gens en profitent pour se déguiser et passer de maison en maison pour réclamer des gâteries sans se faire reconnaître. L'Isle-aux-Grues, Natashquan
(Basse-Côte-Nord) et Fatima (Îles-de-la-Madeleine) sont les seuls endroits au Québec où cette tradition est toujours célébrée : on danse et on fait la fête. Nul doute que l'alcool coule à flots ! Avant le XIXe siècle, la population canadienne ne voyait pas vraiment d'inconvénient à ce que l'alcool fasse partie de la vie de tous les jours. On ne se préoccupait guère de l'accoutumance aux boissons alcoolisées, puisque le fait de boire était pleinement accepté. Toutefois, la consommation d'alcool a augmenté au fil du temps, ce qui contribua à inquiéter de nombreuses personnes ainsi que certaines autorités religieuses. Des mouvements pour la tempérance ont donc été créés, surtout du côté anglophone du pays. Si l'on souhaitait d'abord promouvoir la modération, on ne tarda pas à réclamer la prohibition pure et simple de l'alcool. À l'époque où sont apparus les mouvements pour la tempérance, au début du XIXe siècle, on associait souvent alcoolisme et pauvreté, surtout en milieu urbain. Si les travailleurs voulaient réussir financièrement, ils devaient être disciplinés. L'alcool représentait une menace pour le maintien de cette démarche. L'objectif principal des campagnes de ces mouvements était donc de réduire les problèmes causés par les abus. La prohibition au Canada est née des efforts des partisans des mouvements pour la tempérance. Elle consistait à interdire la vente et la consommation d'alcool. Elle fut en vigueur pendant quatorze ans, de 1919 à 1933. Si elle eut pour effet de réduire les cas d'alcoolisme, elle permit, en revanche, à la contrebande de prospérer. La province de Québec, pour sa part, a toujours considéré cette interdiction comme une mesure trop radicale et ne l'a appliquée que pendant très peu de temps. Au cours des années 20, plusieurs gouvernements ont abandonné successivement les lois sur la prohibition et sont devenus eux-mêmes vendeurs d'alcool puisqu'ils pouvaient en retirer beaucoup d'argent.

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Histoire de la lutte


La lutte est l'un des sports les plus anciens du monde. Elle fit son apparition il y a plus de 3000 ans avant Jésus-Christ. On a en effet retrouvé d'antiques dessins égyptiens illustrant des scènes de lutte entre hommes. Sept cents ans avant notre ère, la lutte faisait partie des disciplines au programme des tout premiers Jeux olympiques en Grèce.




Vers la fin du Moyen Âge, le sport vécut une certaine renaissance ; souverains et nobles disposaient de véritables équipes de lutteurs. Au cours du XIXe siècle, la lutte occupa une place de choix parmi les divertissements offerts par les fêtes foraines. Enfin, les Jeux olympiques modernes accueillirent la lutte gréco-romaine en 1896 et la lutte libre en 1904.


La lutte professionnelle


La lutte professionnelle, également appelée catch, a été développée aux États-Unis. Plus violent et spectaculaire que le style libre ou
gréco-romain, ce sport jouit d'une grande popularité en Amérique du Nord. En réalité, chaque combat est truqué : l'issue des affrontements est décidée à l'avance. Les lutteurs jouent la comédie et personne ne se blesse réellement. Ainsi, les matchs mettent souvent en scène un duel entre un « gentil » et un « méchant » concurrent.




La foule prend toujours parti et n'hésite pas à huer les adversaires qui trichent. Les lutteurs, même s'ils simulent chacune de leurs attaques, doivent tout de même être bien entraînés ; leurs sauts et autres prouesses exigent en effet une grande forme physique !


Les héros de la lutte


L'Allemand Carl Schumann fut le tout premier homme à remporter l'épreuve de lutte gréco-romaine lors des débuts des Jeux olympiques, en 1896. Il était pourtant plus petit et plus léger que les autres concurrents ! Plus récemment, le Russe Aleksandr Karelin, surnommé « L'Expérience », demeura invaincu pendant douze ans dans les championnats mondiaux de lutte gréco-romaine.




Doté d'une force incroyable, il fut médaillé d'or olympique à trois reprises, soit en 1988, 1992 et 1996. De son côté, la divertissante lutte professionnelle a engendré quelques vedettes. La plus célèbre d'entre elles reste Hulk Hogan, qui a contribué à accroître la popularité de ce sport au cours des années 1980.


Les sports de combat


Plusieurs disciplines, telles que la lutte, la boxe ou l'escrime, sont regroupées sous l'expression « sports de combat ». Chacune de ces activités implique de dominer physiquement un adversaire en le frappant ou en tentant de l'immobiliser. L'origine du sport de combat est difficile à identifier : il semble qu'il existe depuis le tout début de l'humanité. De nombreuses peintures rupestres illustrant des affrontements entre hommes en sont d'ailleurs la preuve.




La philosophie du sport de combat est plus complexe qu'il n'y paraît, n'en déplaise à ses détracteurs. Ses adeptes doivent en effet savoir maîtriser leurs pulsions, être en mesure d'anticiper les gestes de leur opposant et être capables de contrôler leur énergie.


Les arts martiaux


Les arts martiaux peuvent être considérés à la fois comme un sport et une philosophie. On ne s'y adonne pas dans le but de blesser son adversaire ou de triompher de lui, mais plutôt pour atteindre une certaine perfection, tant physique que spirituelle. Les arts martiaux ont été développés en Asie, particulièrement en Chine et au Japon. Les plus connus sont sans aucun doute le karaté et le judo. Les arts martiaux sont souvent associés à l'Orient, mais plusieurs autres régions du monde possèdent leur propre version.




Par exemple, la « capoeira », art martial aérien, est née au Brésil il y a plus de 400 ans. Le « sambo », d'origine russe, est un amalgame de techniques de lutte locales et d'arts martiaux asiatiques.


La lutte autour du monde


La lutte s'est déclinée en plusieurs variantes partout dans le monde au fil des siècles. En Islande, on l'appelle la glima. Il s'agit d'une forme de combat où les concurrents sont habillés de façon spécifique pour permettre d'avoir une prise sur les vêtements. Le gouren et la schwingen, provenant respectivement de Bretagne et de Suisse, s'apparentent à la lutte islandaise. Les concurrents tentent de faire chuter leur adversaire en agrippant sa veste ou sa culotte.




Par ailleurs, la lutte est un sport très populaire au Sénégal. Se déroulant dans une arène bordée de sacs de sable, elle se distingue en autorisant les coups au visage et au corps. Chaque duel y est précédé d'une cérémonie qui inclut chants, prières et danses.


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