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La prairie du cheval blanc

L'Amérindien a souvent été représenté comme un guerrier à l'attitude belliqueuse, le corps recouvert de peintures, brandissant un tomahawk et un casse-tête. Adepte du scalp, il semblait n'avoir aucune pitié pour ses victimes. Les autochtones des siècles passés étaient-ils réellement ces personnages féroces auxquels nous ont habitués les westerns traditionnels ? Chose certaine, il y a toujours eu des rivalités entre les différentes tribus amérindiennes qui peuplaient l'Amérique. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la guerre n'était pas un moyen pour elles d'agrandir leur territoire ; les escarmouches étaient plutôt provoquées par des motifs tels que la vengeance ou le règlement de légers différends. Pour les Amérindiens qui vivaient au coeur des plaines, le principal objectif du combat était le vol de chevaux, animaux essentiels pour donner l'assaut et chasser le bison. En outre, la récolte d'honneurs constituait un prétexte suffisant pour aller se battre contre d'autres tribus. La mort de l'ennemi n'était pas le but ultime des batailles ; la bravoure des combattants revêtait beaucoup plus d'importance. Rapporter de nombreux scalps était, entre autres, une façon de démontrer la témérité dont on avait fait preuve. Les guerriers aimaient prouver leur courage en « comptant des coups », c'est-à-dire en touchant un ennemi, de préférence vivant, de ses mains ou avec un bâton, souvent au péril de sa vie. Cette coutume était largement pratiquée parce qu'elle permettait aux combattants d'obtenir gloire et prestige. On se préoccupait peu de faire des morts chez ses adversaires. C'est sans doute pour cette raison que les Blancs ont pu avoir le dessus sur les tribus des plaines vers la fin du XIXe siècle. Les Amérindiens avaient une vision différente de la guerre. Bref, les guerriers amérindiens d'autrefois ne correspondaient qu'en partie seulement au stéréotype véhiculé par les Blancs.

Fiches

Les vêtements et l'apparence


Les vêtements portés par les autochtones provenaient des ressources qu'ils avaient à leur disposition et différaient selon la région habitée. Par exemple, les Amérindiens des Plaines utilisaient la peau du bison pour confectionner cache-sexe, jambières et robes. Ils se servaient également de piquants de porcs-épics, qu'ils coloraient au préalable, pour orner leurs habits.Les Amérindiens de la côte nord-ouest, au bord de l'océan Pacifique, utilisaient l'écorce du thuya pour fabriquer leurs tenues. Avec la venue des Européens et l'introduction de nouveaux textiles, de rubans et de perles de verre, l'habillement et les accessoires des Amérindiens se sont métamorphosés.


Les Ojibwés


Les Ojibwés, appelés également Chippewas ou Saulteux, font partie de la grande famille algonquienne. Ils vivaient principalement entre le nord-est de la baie Georgienne et l'est du lac Supérieur. Le groupe possédait des campements distincts pour l'été et l'hiver. À l'arrivée du printemps, les Ojibwés recueillaient l'eau des érables à sucre.Pendant la belle saison, ils s'adonnaient à la cueillette de petits fruits et à la récolte du riz sauvage. Ils se nourrissaient de caribou, d'orignal et de castor, et de la pêche. Les Ojibwés étaient un peuple puissant et furent parmi les premiers autochtones à obtenir des fusils. Ils ont entre autres forcé les Sioux à quitter le Wisconsin et le Minnesota afin de s'y installer.


Les Sioux


De toutes les nations amérindiennes de l'Amérique du Nord, celle des Sioux est sans doute la plus légendaire. Chasseurs de bisons, grands guerriers et farouches défenseurs de leur territoire : difficile de chasser de notre esprit cette image à la fois vraie et stéréotypée. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la terre natale des Sioux se situait à l'est du continent.Ils ont été repoussés vers l'ouest par des tribus plus puissantes comme celle des Ojibwés. Avec l'arrivée du cheval, ils sont devenus des chasseurs nomades typiques des plaines, dépendants du bison. La nation sioux a engendré de nombreux chefs devenus mythiques grâce à leurs exploits guerriers, tels que Sitting Bull et Crazy Horse.


Les habitations


Les formes d'habitations des Amérindiens qui peuplaient l'Amérique du Nord variaient inévitablement d'une région à l'autre. Par exemple, les Hurons, nation qui occupait l'est du lac du même nom, vivaient dans de longues maisons qui pouvaient accueillir plusieurs familles. Les murs de ces grandes huttes étaient faits d'écorce et étaient montés sur une charpente de bois.Les Ojibwés, quant à eux, s'abritaient sous des wigwams, abris de forme ronde ou conique, fabriqués avec de l'écorce de bouleau. Le célèbre tipi, utilisé par les autochtones des Plaines, se montait avec des poteaux de bois et plusieurs peaux de bisons cousues ensemble. Ces tentes légères, résistantes et faciles à transporter convenaient parfaitement au mode de vie des nomades.


Le cheval


Le cheval est indissociable de l'image de l'Amérindien des Plaines. Son arrivée en Amérique, au cours du XVIIe siècle, changea littéralement la vie des autochtones qui vivaient dans les grandes prairies. En effet, il facilita la chasse au bison et donna une autre dimension à la guerre entre tribus. Le cheval est réapparu sur le continent grâce aux Espagnols qui l'ont amené pendant la colonisation du sud du Nouveau Monde.Graduellement, le précieux animal se dispersa du sud vers le nord, de tribu en tribu, grâce au vol et au commerce. Le cheval, symbole de richesse, était très convoité : des raids guerriers s'organisaient fréquemment dans le but de voler le plus de montures possible.


Le sirop d'érable


Nous devons aux Amérindiens la chance de pouvoir déguster aujourd'hui le sirop d'érable et ses nombreux dérivés. En effet, ce sont eux qui ont découvert, sans doute de façon accidentelle, la fameuse eau sucrée. Ils ne tardèrent pas à employer le sucre d'érable comme édulcorant pour les médicaments ou encore pour donner de la saveur aux plats de gibier.La femme amérindienne gérait la fabrication du sucre. Pour l'obtenir, on faisait bouillir la sève contenue dans un récipient d'écorce de bouleau en y jetant des pierres chauffées préalablement dans un feu. Les colons européens ont donc appris des autochtones comment récolter la sève et comment produire le sirop et le sucre d'érable.


La loge de sudation


La loge de sudation était une grande tente ou hutte commune à la plupart des groupes autochtones de l'Amérique du Nord. On l'élevait dans le but de prier, de se préparer à la quête de visions ou encore afin de purifier son esprit. Au milieu de la loge se trouvaient des pierres brÃ"lantes, saupoudrées d'herbes sacrées, sur lesquelles on versait de l'eau, comme dans un sauna.La vapeur ainsi obtenue avait, aux yeux des Amérindiens, des vertus purifiantes. Une fois le rituel de la loge terminé, les individus qui y avaient participé avaient l'impression de renaître.


La danse du Soleil


La danse du Soleil était une célébration religieuse d'envergure pratiquée principalement par les Sioux, mais aussi par plusieurs autres tribus des plaines. Cette cérémonie, qui pouvait durer une douzaine de jours, avait pour but de rendre grâce au Grand Esprit et à ses bienfaits.Si les premiers jours de la célébration étaient consacrés aux réjouissances, les derniers jours se voulaient plus symboliques et difficiles. Des personnes se portaient volontaires pour s'automutiler dans une grande loge construite selon une méthode particulière. Plus les danseurs souffraient, plus on les estimait. La douleur était une preuve de sincérité et un moyen d'entrer en contact avec le monde surnaturel.


Les chamans


L'animisme est à la base de la spiritualité des Premières Nations. Le chaman, ou homme-médecine, est donc un personnage important dans chaque communauté autochtone. Homme ou femme, il a le pouvoir de guérir ses congénères en utilisant des plantes aux propriétés curatives, des rituels particuliers et des pierres aux vertus magiques.Certains chamans peuvent communiquer avec les esprits et sont en mesure de prédire l'avenir. Ils président également les cérémonies religieuses. Bref, ils exercent une grande influence sur les membres de la tribu à laquelle ils appartiennent.


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