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Le train fantôme

L'histoire de l'expansion du Canada est directement liée à la construction du chemin de fer transcontinental. Ce chemin de fer a en effet permis d'accélérer le développement et le peuplement des régions de l'ouest du pays. En 1871, la Colombie-Britannique devient une province et entre dans la Confédération canadienne. Il y a toutefois une condition à cette union : un chemin de fer doit relier la province au reste du pays dans un délai déterminé, c'est-à-dire dix ans. La Canadian Pacific Railway (devenue aujourd'hui le Canadien Pacifique), avec l'Américain William Cornelius Van Horne à sa tête, obtient le lucratif contrat de construction. Les travaux débutent en 1882 et avancent rapidement. La réalisatoin de cet ambitieux projet fait cependant face à de nombreux obstacles, notamment dans les Rocheuses, tels qu'un climat rigoureux et des terrains difficiles causant quelques maux de tête aux travailleurs. Pendant la construction du chemin de fer, le Canadien Pacifique s'implique dans la vente et la colonisation de terres. Par ailleurs, au moment où l'on crée la ligne entre Winnipeg et les Rocheuses, de nombreux immigrants font leur apparition dans les Prairies. Ces vastes territoires doivent être peuplés et l'immigration européenne répond à l'appel. Des Islandais, des Hongrois, des Ukrainiens et des Allemands, entre autres, s'installent donc dans l'ouest du pays vers la fin du XIXe siècle.

Fiches

La vigie


La vigie n'est pas exactement une composante d'un navire ; il s'agit plutôt du matelot qui était autrefois chargé de la surveillance. La personne qui exerçait le guet se plaçait généralement en proue, c'est-à-dire à l'avant du bateau, ou encore devait monter dans la mâture afin d'avoir la vue la plus vaste sur l'horizon. Son rôle était essentiel puisqu'elle devait prévenir le reste de l'équipage si jamais un danger se présentait ou encore si une parcelle de terre apparaissait à l'horizon.


La frégate


Les premières frégates ont été créées au XVIe siècle. À cette époque, le galion, grand navire à voiles constitué de plusieurs ponts et surtout utilisé par les Espagnols, régnait sur les mers. Toutefois, sa construction, qui nécessitait du bois de chêne et le travail minutieux de plusieurs artisans, ainsi que son entretien étaient onéreux. C'est pourquoi ils étaient consacrés au commerce. En outre, ce vaisseau de ligne était souvent secondé par des navires plus petits et plus rapides, dont les fameuses frégates.





Ces bateaux à voiles se caractérisaient par la présence de trois mâts. Leur artillerie pouvait comporter jusqu'à une soixantaine de canons. Ils étaient légers, se manœuvraient plus facilement que le galion et servaient souvent d'éclaireurs. Ce sont d'ailleurs des frégates anglaises et françaises qui se sont livré bataille dans l'estuaire de la Ristigouche, en 1760, lors du dernier effort de la France pour sauver sa colonie. Il est possible d'observer l'épave de la frégate « Le Machault » dans la municipalité de Pointe-à-la-Croix.


La vie en mer


La vie sur les navires qui voguaient jusqu'au Nouveau Monde était rude et difficile. L'équipage était entassé dans l'entrepont et confronté à une hygiène déficiente, à la promiscuité et à de la nourriture avariée. De plus, la vermine infestait souvent les lieux. Pour tenter de conserver les aliments le plus longtemps possible, on les salait, les marinait, les séchait ou encore on les fumait. Malheureusement, les denrées finissaient par se gâter malgré tout après un certain temps, car les voyages pouvaient durer jusqu'à trois mois.





En raison de ces conditions, une grande partie des marins tombaient inévitablement malades pendant les traversées.


Le scorbut


Le scorbut était l'une des principales maladies dont souffraient les matelots au cours de la traversée de l'océan Atlantique. Une carence en vitamine C en était la cause. Les symptômes du scorbut se manifestaient sous les formes suivantes : rougeurs épidermiques, gencives affaiblies, perte des dents, hémorragies internes, douleurs à l'estomac, etc. La mort survenait dans les cas les plus graves. On n'arrivait pas à savoir ce qui causait la maladie exactement, mais on se doutait que son apparition était liée à la mauvaise qualité de la nourriture.





Au début du XVIIe siècle, on a découvert que le citron pouvait être efficace contre ce mal redoutable. Ce n'est pourtant qu'une centaine d'années plus tard qu'un chirurgien britannique nommé James Lind arriva à prouver que les agrumes constituaient un bon moyen de se défendre contre le scorbut. Cette maladie, par ailleurs, n'était pas propre à la navigation; elle pouvait (et peut toujours) naître pendant la guerre et lors de famines.


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