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Le fantôme du parc des Laurentides

La route 175 a acquis une mauvaise réputation au fil du temps. Elle s'est d'ailleurs mérité quelques surnoms sinistres tels que « le boulevard de la mort » ou encore « le boulevard du coroner ». Elle traverse le parc des Laurentides et relie Québec à Saguenay. De nombreux accidents mortels s'y sont produits jusqu'à maintenant : collisions frontales, sorties de route, orignaux percutés, etc. Bref, il s'agit d'un chemin magnifique, mais dangereux, surtout lorsque certains conducteurs font preuve de témérité. Une route à quatre voies doit d'ailleurs y être aménagée depuis quelques années afin de réduire le nombre d'accidents.

Fiches

Remonter le cours de la rivière


La rivière des Outaouais est le principal affluent du fleuve Saint-Laurent. S'étendant sur plus de 1 100 km, elle délimite la frontière entre l'Ontario et le Québec sur sa portion qui va du lac Témiscamingue à Rigaud. Bien avant l'arrivée des Européens, la rivière des Outaouais jouait déjà un rôle fondamental dans la vie des peuples autochtones. Elle servait au commerce des fourrures, en plus d'être la principale route vers les Pays-d'en-Haut, celle qui permettait d'atteindre les Grands Lacs, la baie Georgienne et l'Ouest canadien.La navigation y était difficile, entre autres en raison de nombreux rapides qu'il fallait contourner au moyen de portages.


Retour aux sources


Les Algonquins ont été les premiers à s'établir aux abords de la rivière des Outaouais. Cependant, les Hurons y circulaient fréquemment pour commercer, du moins jusqu'à ce que les guerres iroquoises fassent presque totalement disparaître ces deux tribus. C'est alors que les Iroquois prirent le contrôle de la rivière. À cette même époque, les Européens débarquaient dans la région pour mieux l'explorer, motivés par le désir de découvrir le pays ainsi que par les perspectives commerciales qu'offrait la fourrure.Maintenant, la rivière des Outaouais sert essentiellement au tourisme, à la navigation de plaisance et à la production hydroélectrique.


Un commerce au poil !


Pour les négociants de la Nouvelle-France, la traite des fourrures devint rapidement un commerce extrêmement important, aussi politiquement stratégique que lucratif. D'abord, les Hurons et les Algonquins approvisionnèrent les Européens, menant leurs cargaisons jusqu'à Montréal pour les troquer contre différents biens. Puis, la situation évolua à la suite des guerres iroquoises, et ce fut alors au tour des coureurs des bois de prendre le relais dès 1653.Souvent sous l'autorité coloniale, les coureurs des bois jouaient les intermédiaires entre les marchands qui géraient ce commerce et les trappeurs qui capturaient les bêtes. Certains d'entre eux, qu'on appelait aussi « voyageurs », s'affranchirent et commercèrent illégalement à leur propre compte.


Un sport extrême !


Ne reculant devant rien, ces agiles et courageux coureurs des bois transportaient leur chargement de peaux dans de grands canots d'écorce, ramant jusqu'à 15 heures par jour pour acheminer la marchandise d'un poste de traite à un autre. En plus d'éviter les embuscades, ils devaient porter sur leur dos jusqu'à 80 kilos d'équipement lors de portages de plusieurs kilomètres. Pour se nourrir, on leur fournissait quelques denrées, du maïs, du lard salé, des galettes et de la graisse, auxquels ils ajoutaient parfois le fruit de leur pêche ou de la viande séchée.Le soir venu, après une journée éreintante et tout en tâchant de ne pas être repérés par les Iroquois, les coureurs des bois devaient inspecter le canot et faire en sorte qu'il demeure en bon état.


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